Stéphanie Aflalo, Solen Athanassopoulos et Consolate Sipérius à Latitudes Prod. !

Le bureau de production grandit, et nous avons le grand plaisir d’accueillir trois nouvelles artistes ! En attendant de retrouver très bientôt leurs beaux projets, leurs actualités et leurs agendas par ici, on vous présente… 🥁

STÉPHANIE AFLALO
Auteure, metteuse en scène, comédienne et musicienne

Parallèlement à ses études théâtrales, Stéphanie Aflalo a poursuivi des études de philosophie à distance, consacrant ses mémoires à Nietzsche et à Bataille. En 2020 elle intègre la compagnie des divins Animaux, fondée par Florian Pautasso.
Elle a joué sous la direction de Marion Chobert, Maya Peillon, Milena Csergo, Hugo Mallon, Bruno Baradat, Grégoire Schaller (Crash, co-mis en scène avec Florian Pautassso), Yuval Rozman (Tunnel Boring Machine, The Jewish Hour), et Florian Pautasso (Quatuor Violence, Incroyable Irraisonné Impossible Baiser, Flirt, Tu iras la chercher, Notre Foyer, Loretta Strong, Les Perdants, Zoo).
Elle a mis en scène Graves épouses/animaux frivoles d’Howard Barker, Lettres Mortes (lettres d’internés psychiatriques et derniers mots de condamnés à mort), et deux solos : Histoire de l’œil, adapté du roman de Georges Bataille, et Jusqu’à présent, personne n’a ouvert mon crâne pour voir s’il y avait un cerveau dedans, inspiré de la philosophie de Wittgenstein, à retrouver les 23 et 24 février au cabaret de curiosités du phénix, Valenciennes. Cette pièce constitue le premier volet d’un projet à long terme baptisé « Récréations philosophiques » qui entremêle théâtre et philosophie, théorie et pratique, de manière intime et ludique.

SOLEN ATHANASSOPOULOS
Chorégraphe et danseuse

Solen Athanassopoulos est une artiste chorégraphe et danseuse Hip-Hop.Son parcours commence au lycée, où elle intègre une option danse Hip Hop et entre dans l’univers des Battles et de la création grâce différents projets avec des chorégraphes du milieu. A l’âge de 18 ans, elle crée et développe sa propre compagnie, Cie Moakosso. Elle entame alors ses premiers projets de création, notamment dans la production de sa première pièce Formlessness. Pour ce seule en scène, elle s’entoure de différent·es artistes afin de collaborer et croiser les regards dans le domaine du costume, de la scénographie, du LED design, de la musique et de l’art numérique. Son travail est basé sur le freestyle, la danse comme matière première avec l’intention de garder une certaine spontanéité dans l’écriture chorégraphique. Elle perfectionne sa technique et sa présence dans les différents styles des danses Hip-Hop. Elle devient également autrice-interprète pour le chorégraphe contemporain Pol Pi. Dans daté·e·s, elle dépeint son portrait de jeune danseuse Hip Hop en incarnant le personnage de Lauryn Hill. En parallèle, elle travaille dans l’agence de graphisme Limbus Studio et elle peint. Tous ces moyens d’expressions sont à la base de son envie de rencontres avec différent·es artistes et visions.

CONSOLATE SIPÉRIUS
Autrice et performeuse

Diplômée d’un master en art dramatique au Conservatoire Royal de Mons (Belgique), Consolate a travaillé avec différent·es metteur·es en scène belges et étranger·es.
De 2015 à 2021 elle crée et joue son propre rôle dans le spectacle Compassion/l’histoire de la mitraillette porté par Milo Rau. Elle y raconte les souvenirs liés à la guerre vécue au Burundi en 1993 lorsque elle avait presque 5 ans, et son adoption à l’âge de 7 ans dans une ville où être Noire était rare. Les tournées à travers le monde avec ce spectacle qui questionne la mettent face à l’inégalité et domination raciale dont elle est victime.
Consolate est une femme, racisée, adoptée illégalement.
La nécessité de porter son histoire à travers l’art est urgente. Car c’est celle de tant d’autres. L’art répare et laisse place à une conscientisation commune : elle décide de s’emparer d’elle-même et de s’approprier son récit en créant des performances qui invitent les spectateur·rices à être à l’intérieur de son récit et de sa recherche.
Des espaces qui convoquent la mémoire sensorielle et qui invitent au partage humain avant tout. Conscientiser ensemble, c’est être à l’intérieur de la démarche et recherche artistique pour se sensibiliser sur la responsabilité individuelle.
Partager pour conscientiser.
Créer pour rassembler.
Se raconter pour réparer.

Pour faire connaissance avec son parcours et ses recherches en cours, un bel article par Catherine Mekreel est paru dans Le Soir.


Photo ©Mathis Bois