Kubra Khademi à Avignon : revue de presse

Kubra Khademi, performeuse et plasticienne féministe afghane accompagnée par le bureau de production Latitudes Prod., est à l’honneur pour l’édition 2022 du festival d’Avignon.
Après avoir signé l’affiche du festival, elle présente à la Collection Lambert son exposition First but not last time in America jusqu’au 26 juillet, et y propose le 7 juillet une performance inédite, De l’armure aux gilets.

Sélection presse.

Les Inrocks – Supplément Théâtre

« Un élan performatif qui explose les carcans. »
Dans le numéro spécial théâtre des Inrocks de ce mois de juillet, retrouvez un portfolio de Kubra Khademi, autour de l’exposition First but not last time in America à la Collection Lambert.

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Théâtre contemporain – Entretien par Laurent Goumarre : De l’armure aux gilets

Télérama : Kubra Khademi, la plasticienne afghane qui dénonce le patriarcat – Elodie Cabrera

« Le côté fleur bleue, très peu pour elle. Au crayon ou au pinceau, cette artiste afghane s’applique à dessiner des Amazones à crinière noire, chevauchant dragons, ânes et canons, se donnant du plaisir, à quatre pattes, jambes écartées ou croupe offerte. Cru ? Provocant ? Plutôt culturel et culotté. »

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France Inter – Entretien au 13-14 par Bruno Duvic

« It’s so fucked up » répète-t-elle, « c’est du foutage de gueule »… Elle ne présente pas de pièce ici à Avignon, mais une exposition à la collection Lambert. On retrouve ces deux thèmes, à travers, dessins, peintures, vidéos. les armes, les corps de femmes. »

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Festival d’Avignon : Entretien avec Kubra Khademi pour l’exposition First but not Last Time in America

« Où que j’aille, mes origines me suivent. Si je porte un fardeau, j’ai des mains, et dans mes mains des outils. Dès lors, je produis des toiles, des performances. Les femmes présentes dans mes peintures ou mes tapisseries, ne sont pas « nues » ; ce sont des corps libres de femmes. Ma mère m’a battue à coups de fil électrique quand j’avais 5 ans parce que j’en avais dessinés au retour du hammam. Tout se passe autour du corps des femmes en Afghanistan. Il s’agit pour les talibans de les recouvrir, de tout recouvrir avec le poids de la religion. (…) Je souhaite plutôt montrer comment les corps résistent, sortent de chez eux, se mettent à exister. »

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L’Humanité – À Avignon, l’artiste afghane Kubra Khademi met en scène des corps libres

« L’artiste afghane Kubra Khademi entre dans la pièce, déroule une bobine de fil doré et commence à tisser une toile sur un tas de vestes éparpillées au sol. Elle ignore le public qui l’observe, concentrée sur sa création. La performance De l’armure aux gilets accompagne l’exposition « First but not last time in America » à la collection Lambert, sur toute la durée du Festival d’Avignon. Kubra Khademi est aussi l’autrice de l’affiche de la 76e édition du Festival, une colonne de jeunes femmes nues qui regardent à l’horizon. »

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La Croix – A Avignon, les voix féminines d’un Moyen-Orient fracassé

« Ce travail se nourrit énormément de stéréotypes, de clichés. C’est un travail sur le kitsch. Il questionne l’esthétique liée à l’Afghanistan. Quand je suis avec mon partenaire, nous récoltons toujours beaucoup de réactions étonnées de la part des gens. Ils disent : “c’est fou, un Américain et une Afghane !” Si j’ai décidé que la femme est afghane, c’est que cela fait écho à quelque chose dans la relation politique et historique entre les deux pays. On s’est fait baiser par les États-Unis… »