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Yinka Esi Graves
The Disappearing Act

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  • Concerts & fêtes
  • Spectacle vivant
  • Le Grand Sud, Lille
  • Pass Latitudes
  • 1h

The Disappearing Act

The Disappearing Act est un spectacle de danse par Yinka Esi Graves.

Yinka Esi Graves est une chorégraphe anglaise, avec des origines du Ghana et de la Jamaïque.

Elle a appris le flamenco en Espagne.

Le flamenco est une danse traditionnelle du sud de l’Espagne.

C’est une région où beaucoup de personnes venues d’Afrique ont vécu à partir du 16ème siècle.

Ces personnes étaient amenées de force pour être esclaves.

Elles ont participé à la création de la culture du flamenco.

Mais elles sont souvent oubliées.

Avec sa danse, Yinka Esi Graves se rappelle de ces personnes.

Il y a de la musique en direct : du chant, de la guitare et de la batterie.

 

Informations accessibilité : Il y a des fumigènes : c’est de la fumée sur scène.

La musique est parfois forte : le festival peut prêter des casques ou des bouchons d’oreilles.

Il y a des moments où la danseuse parle, en français. Il n’y a pas de sous-titres.

La danse pour lutter contre l’effacement : avec The Disappearing Act, Yinka Esi Graves plonge dans les racines profondes du flamenco, et clôt cette édition du festival avec une œuvre métissée, juste et flamboyante.

Pour sa première création solo, Yinka Esi Graves interroge la manière dont l’Histoire, les représentations et les regards façonnent la présence des corps sur scène – mais aussi leur absence. Née à Londres d’une famille ghanéenne et jamaïcaine, elle se dirige vers le flamenco comme une évidence, un « choix vital » du corps. C’est ce choix qui l’amène à Séville, avec l’intention ferme de remettre à la lumière les racines afrodescendantes de cette danse. Accompagnée par trois musicien·nes, la chorégraphe puise dans son propre parcours et s’inspire de la figure historique de Miss Lala, artiste de cirque noire du 19e siècle, pour questionner l’effacement des corps noirs dans la culture européenne. Avec l’absence et l’invisibilité comme matières premières, Yinka Esi Graves transforme la scène en une fête-concert hybride où s’entremêlent influences espagnoles, anglaises et ghanéennes.

Informations accessibilité : 

→ présence de fumigènes

Avec le soutien des Lieux Culturels Pluridisciplinaires de la ville de Lille.

Biographie(s)

YINKA ESI GRAVES.
Danseuse de flamenco britannique, Yinka explore les liens entre le flamenco et d’autres formes d’expression du corps, en particulier au travers d’un regard contemporain sous l’angle de la diaspora africaine, où le corps est un espace discursif. Jeune, elle étudie la danse classique et afrocubaine. Ces 15 dernières années ont été consacrées au flamenco. Ell étudie à Madrid, dans l’École Amor de Dios et plus tard à Seville avec des artistes tels que La Lupi, Andrés Marín, Yolanda Heredia et Juana Amaya. Graves est également diplômée en Histoire de l’Art (Sussex 2005).

Les productions récentes de Graves avec les créatrices de danse et penseuses Nora Chipaumire et Dr Ama Wray, ont contribué à définir davantage son travail, qui va des pièces scéniques aux œuvres spécifiques in situ, en tant qu’artiste solo et collaboratrice. La co-création de Yinka, Clay (2016), avec la chorégraphe Asha Thomas a marqué le début d’une approche plus expérimentale et axée sur la recherche dans sa création. Yinka s’inspire également de ses collaborations dans des productions telles que « Cuerpos Celestes » et « Origen », de la Cia Marco Vargas et Chloé Brûlé, et « Mailles », de Dorothée Munyaneza, avec laquelle elle a participé à des festivals dans le monde entier.

Yinka a également participé à des œuvres cinématographiques, notamment le documentaire mainte fois primé de Miguel Angel Rosales : « Gurumbé : Canciones de tu Memoria Negra » (2016), le premier film espagnol à mettre en lumière l’influence de la population africaine sur la culture espagnole. Elle participe aussi à la pièce d’image en mouvement « Leaving the Edges » de Baff Akoto et sur le film « Nueve Sevillas » de Pedro G Romero et Gonzalo Garcia Pelayo.

La première œuvre solo de Graves, « The Disappearing Act », a été créée au Festival Flamenco de Nîmes (France 2023) et a ensuite été présentée dans des festivals internationaux tels que El Grec, La Batie, FIT de Cadix, Festival d’Avignon, entre autres et continue de tourner en 2026. Cette creátion est le point culminant de son exploration sur l’invisibilité en tant que matière de création. Un processus qui s’est articulé autour de courts-métrages, de conférences, d’ateliers, de textes et d’une exposition.
Dans le cadre de la Biennale de flamenco de Séville 2022, Yinka a présenté « The Disappearing Act : On Erasure », une conférence illustrée basée sur le corpus théorique de la pièce scénique.

En 2026 elle présente au Théâtre Central à Seville, au Mercat de Les Flors à Barcelone « A Place To Dance » sur en collaboration avec la danseuse et chorégraphe brésilienne établie à Madrid, Poliana Lima, une production qui affirme le potentiel de la danse à transformer tout endroit en un lieu de danse, en un lieu où l’on se sent appartenir.

Cette même année, Graves commence à développer son prochain projet scénique qui aborde les concepts de subversion et de catharsis, dont la première est prévue en 2027.

En parallèle à son spectacle de scène, Yinka aime à travailler sur des lieux hors scène. Sa dernière création en 2025 dans ce type de contexte en collaboration avec Remi Graves à la batterie porte le titre de « Carmen takes a break » autour des personnalités multiples du mythique personnage de Carmen.

RAUL CANTIZANO. DIRECTION MUSICALE ET GUITARRE
Guitarriste inclassificable et unique (Séville 1973), explorateur des limites de son instrument et des genres, il a accompagné et fait parti des projets les plus novateurs du Flamenco du XXIème siècle. Il crée et dirige les compositions sonores d’une multitude de productions scéniques. Guitarriste du Niño de Elche, Rocío Márquez, Andrés Marín, María Moreno parmi beaucoup d’autres.
Avec Santiago Barber, il a créé l’usine expérimentale bulos.net, où il a dirigé des projets tels que « Bulos y tanguerías », « Vaconbacon, cantar las fuerzas » et « Diálogos Electro Flamencos ».
Ses enregistrements comprennent « ProscritosDF », « Guitar Surprise », « Zona Acordonada » (La Castanya 2021), « Tiento Madera » (tss tapes 2019), « Zarabanda » (Winter&Winter 2024) de Sebastián Cruz et « Las tres Marías » de María Marín.

DONNA THOMPSON. BATTERIE
Donna Thompson est une multi-instrumentiste basée à Londres. La batterie et le chant étant sa principale passion, Donna a mis ses compétences au service de grands noms de l’industrie musicale, ce qui lui a permis de faire reconnaître son art à l’échelle internationale. Donna mélange harmonieusement l’improvisation jazz contemporaine, les rythmes afro-centriques et les influences indie-soul, ce qui lui vaut une carrière passionnante et fascinante depuis plus de 10 ans.

Crédits & remerciements

Concept et mise en scène Yinka Esi Graves
Chorégraphies, danse et interprétation Yinka Esi Graves
Direction musicale et guitarre Raúl Cantizano
Batterie Donna Thompson
Textes Yinka Esi Graves et Remi Graves
Chants Rosa de Algeciras
Lumières Carmen Mori
Image et cinématographie Miguel Ángel Rosales
Costumes Stephanie Coudert / Roberto Martinez
Technique son Enrique Gonzalez
Technique lumière et vidéo Carmen Mori
Production María González / Trans-Forma Production Culturelle

 

THE DISAPPEARING ACT est une co-production de:

Arts Council England, Africa Moment, Horizon: Performance created in England, Théâtre de Nîmes – Festival de Flamenco, Ayuntamiento de Barcelona – GREC, Centro Servicios Culturales Santa Chiara – Trento / Trentino – Alto Adige Südtirol Dance Circuit

Résidences artistiques:

Factoría Cultural- Instituto de Cultura y las Artes – Sevilla, Dance4 – Notthingham, Centro de Creación y Artes Vivas El Graner en Africa Moment’2 – Barcelona, Festival Flamenco – Nîmes, Bienal de Flamenco – Sevilla, Teatro de la Maestranza – Sevilla