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Kubra Khademi
Afghanes : une vitalité désespérée

Kubra Khademi

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  • Installation immersive

Afghanes : une vitalité désespérée

Afghanes : une vitalité désespérée est un projet artistique qui parle de la résistance des femmes en Afghanistan.

Le public s’installe dans une pièce qui ressemble à un salon d’Afghanistan.

À l’intérieur, il y a des œuvres de l’artiste Kubra Khademi.

On entend des témoignages de trois femmes d’Afghanistan.

Ces femmes résistent contre la violence des talibans, de différentes manières.

Par exemple par l’art, par l’éducation…

On voit sur les murs des vidéos qui montrent l’Afghanistan aujourd’hui.

Kubra Khademi, Mortaza Behboudi et artistes anonymes de Kaboul

Afghanes : une vitalité désespérée est une installation immersive conçue par la plasticienne et performeuse Kubra Khademi, le grand reporter Mortaza Behboudi, et une équipe de vidéastes anonymes de Kaboul. Par le son, la vidéo, et un ensemble d’œuvres plastiques, l’installation donne à entendre, à voir et à ressentir la résistance quotidienne des femmes en Afghanistan face à la violence systémique, l’enfermement et la disparition progressive de leurs droits depuis le retour des talibans.

Le public est invité à s’installer dans une pièce conçue comme un salon d’Afghanistan, autour d’une grande nappe déployée sur des tapis, sur laquelle sont disposées des céramiques. Aux murs, quatre fenêtres, par lesquelles se dessinent des images des rues de Kaboul, telles qu’elles sont aujourd’hui. Dans ce lieu clos, le récit se déploie par l’écoute, les sensations et les images : on y découvre les témoignages de Laila, fondatrice d’une école clandestine pour filles, de Souhaila, artiste et chanteuse, et de Narges, ancienne enseignante qui se bat pour faire libérer son mari enfermé par les talibans. Privées d’éducation, de liberté de mouvement et de parole publique, elles continuent pourtant de résister, dans la clandestinité, par l’apprentissage, la création et la transmission.
L’installation raconte cette vitalité fragile, clandestine, désespérée parfois, mais toujours vivante. Malgré la violence et le silence imposé, les corps, les voix et les luttes des femmes persistent en Afghanistan : elles sont toujours là.
BIOGRAPHIES

Kubra Khademi est une artiste performeuse et plasticienne féministe afghane Hazara, basée à Paris. Son travail est nourri par sa vie en tant que femme et réfugiée. Elle a étudié les beaux-arts à l’université de Kaboul, puis à la Beaconhouse National University à Lahore, Pakistan. A Lahore, elle a commencé à créer des performances publiques, une pratique qu’elle a continué à son retour à Kaboul, où son travail était une réponse à une société dominée par les hommes dont la politique patriarcale est extrême. Après l’exécution de sa performance Armor en 2015, elle a été forcée de fuir son pays d’origine. Elle continue son travail performatif en Europe, accompagnée par Latitudes Prod., et développe sa pratique du dessin et de la peinture, représentée par la galerie Eric Mouchet. En 2022, elle réalise l’affiche du Festival d’Avignon et y présente une exposition personnelle à la Collection Lambert ainsi qu’au Museum Pfalzgalerie Kaiserslautern en Allemagne. En 2023, la première de sa nouvelle création scénique The Golden Horizon  (افق طلائی),  a vu le jour au Théâtre de la Ville, à Paris. En 2024, elle publie aux éditions Denoël son premier roman graphique, La fille et le dragon, dont elle a confié le récit à la sociologue et anthropologue Nicole Lapierre.

Mortaza Behboudi est un reporter de guerre et réalisateur franco-afghan. Reconnu pour son engagement à couvrir les zones de conflit, il a été nommé en 2019 dans le classement Forbes 30 Under 30, catégorie des Médias. En 2022, il a reçu à la fois le Prix Bayeux Calvados-Normandie des correspondants de guerre et le Prix Varenne pour ses reportages (La vente des enfants en Afghanistan et six mois après le retour des talibans). Le 7 janvier 2023, alors qu’il était en mission en Afghanistan, il a été arrêté par les services de renseignement des talibans, en particulier le réseau Haqqani. Ayant largement couvert le pays avant et après leur prise de pouvoir en 2021, son arrestation a mis en lumière les menaces croissantes qui pèsent sur la liberté de la presse.
Après dix mois de captivité, il a été libéré le 18 octobre 2023. Durant sa détention, en avril 2023, il a reçu le Prix de la liberté d’expression décerné par l’Association internationale des clubs de la presse, conjointement avec le journaliste polonais Andrzej Poczobut. En 2022, il a été le seul journaliste européen à s’infiltrer en Iran pour couvrir le mouvement Femme, Vie, Liberté. Il a publié l’ouvrage d’enquête Femme, vie, liberté : Un reporter infiltré au cœur de la révolte iranienne (Prix littéraire Stéphane Frantz di Rippel 2025), et le livre Fixers : Reporters Without Bylines.

Crédits & remerciements

Mise en scène : Kubra Khademi
Récit sonore : Mortaza Behboudi
Scénographie, installation plastique et performance : Kubra Khademi
Vidéo : vidéastes et monteurs anonymes à Kaboul
Lumière : Juliette Delfosse
Mixage :  Eric Boisteau
Régie générale : François Lewyllie
Production : Maria-Carmela Mini
Production Latitudes Prod (Lille)
Coproduction Festival d’Avignon, Théâtre de la Ville (Paris), Festival d’Automne à Paris, Les Halles de Schaerbeek (Bruxelles), Festival euro-scène Leipzig, Théâtre Molière Scène Nationale Archipel de Thau,Théâtre National Wallonie-Bruxelles
Avec le soutien de la DRAC Hauts-de-France et de Open Society Foundations via l’Afghanistan Cultural Fund
D’après une idée originale de Caroline Gillet.
Remerciements : L’École d’Art du Beauvaisis, et les céramistes Amandine Brunet et Valérie Dubuisson

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