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Ana Pi
The Divine Cypher

The Divine Cypher

The Divine Cypher, en scène émerge tel le désir de rendre visible les rushes d’un film. Un road movie qui verra le jour en 2021, dont le protagonisme est partagé par deux femmes voyageuses, une dans les années 40 du XXe siècle, l’autre dans les années 20 du siècle suivant. Les deux artistes dansent avec leurs caméras et s’intéressent à la vie des cultures populaires, aux espaces publics et aux mystères de l’invisible. Cette rencontre mettra en lumière et célèbrera le pionniérisme des gestes venus d’un décor précis : Haïti. C’est un film de danse, tel un cypher, une ronde ouverte aussi à d’autres femmes dont la démarche est radicalement transdisciplinaire, collective et circulaire, qui rend accessible des pratiques et réflexions sur l’expansion de l’imaginaire, ainsi que l’urgence d’émanciper images et corps, oniriques, poétiques et politiques. Les dialogues fantastiques se passent dans un temps encore à venir dans le Monde des Images.

En 1946, la cinéaste expérimentale américaine d’origine ukrainienne, chorégraphe, danseuse, théoricienne du cinéma, poète, conférencière, écrivaine et photographe Maya Deren reçoit une bourse du musée américain Guggenheim, elle consacre les 7 années suivantes à l’observation et l’étude empirique de la culture haïtienne, en voyageant fréquemment dans le pays. Durant ces années, elle s’intéresse particulièrement à la religiosité et aux danses sacrées de l’Île, au sein du patrimoine Vaudou.

En 2020, l’artiste chorégraphique et de l’image, chercheuse en danses urbaines, danseuse extemporaine et pédagogue Ana Pi reçoit la bourse « Recherche artistique en Amérique Latine – Cisneros », du MoMA aux États Unis. Elle se rend alors en Haïti, et plusieurs mois à observer les gestes qui ont été préservés et ont survécus d’après les images réalisées par Maya Deren dans le pays. La scène finale du film The Divine Horsemen: The Living Gods of Haiti est tournée pendant le carnaval. C’est cette fête importante qui liera dramaturgiquement l’expérience d’Ana Pi à celle de Maya Deren.

 

Crédits & remerciements

Conception chorégraphique et scénographique, vidéos, recherches et interprétation : Ana Pi
Création lumières et régie générale : Bia Kaysel
Musique et sonorités : Jideh HIGH ELEMENTS, Emy de Pradines et Auguste de Pradines – Ezili Nenenn Ô, Julien Creuzet et Maya Deren
Souvenirs réels, dialogues rêvés et/ou collaborations multiples : Katherine Dunham, Maya Deren, Emy de Pradines, Lumane Casimir, Martha Jean-Claude, Toto Bissainthe, Marie-Ange Aurilin, Ginite Popote, Tara El, Wendy Désert, Gerda Boisguené, Murielle Jassinthe, TRVANIA, Jenny Mezile
Regard sémiotique : Profe. Dre. Cida Moura
Regard philosophique : Profe. Dre. Maria Fernanda Novo
Regard plastique : Julien Creuzet
Design filtre : Emilien Colombier
Costumes : Carla de Lá, Miliane et Isabella Rodsil | @remexefavelinha
Contributions à la réalisation scénographique : Julien Creuzet, Bia Kaysel, Jean-Marc Ségalen, Garance Cabrit, Louis Someville, Gilbert Delanoue, Emmanuel Hospital, Laurence Vlasic, Iris Medeiros, Issam Boudenah
Production / diffusion : Sarah Becher
Communication / presse : Louise Marion
Production : NA MATA LAB
Production déléguée : Latitudes Prod. – Lille

Coproductions : Institut de Recherche pour l’étude des Arts de l’Amérique Latine Patricia Phelps de Cisneros & Museum of Modern Art, New York, Etats-Unis ; Terra Batida, Alkantara, Portugal ; Be My Guest — Réseau international pour les pratiques émergentes ;  La Briqueterie CDCN du Val-de-Marne ; CNDC, Angers ; Kunstencentrum Vooruit, Gand – dans le cadre de l’accord de coopération Hauts-de-France / Flandres.

Coproduction film : avec la participation des Soirées Nomades de la Fondation Cartier pour l’art contemporain

Le spectacle a reçu le soutien de la Spedidam et a bénéficié d’une aide au projet de la DRAC Ile-de-France.

 

Remerciements à la persévérance des ancêtres et aux jeunes gens qui viendront encore rejoindre ce cypher intemporel. À Maya Deren et la finesse de toutes les traces dont elle nous fait offrande, à la sagesse et la puissance de Madame Katherine Dunham sa prédécesseure, à Lia Rodrigues pour ouvrir le chemin depuis longtemps. Cette danse est dédiée à la beauté révolutionnaire du peuple Haïtien, du passé, du futur et du présent.

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