Open Latitudes

le projet

Depuis 2008, les partenaires à l’origine du projet Open Latitudes ont engagé des collaborations structurées sur le terrain de la production et de la diffusion européenne de formes scéniques et chorégraphiques contemporaines. Leur motivation était la suivante : depuis le début des années ’90, l’accélération des échanges, des rencontres et mélanges au niveau mondial a appelé un geste artistique global. Dans tous les champs artistiques, les esthétiques ont éclaté et des formes nouvelles sont nées, qui n’ont pas vraiment de ‘nom’ et dont l’existence peine à se faire reconnaître dans les circuits habituels des arts de la scène. Vue à partir du champ de la danse, cette évolution renvoie à la nécessité de questionner les modes de production, de création et d’accompagnement de ces expressions hybrides.

En 2010, deux constats forts sont tirés par ces partenaires. Le premier touche à l’évolution du secteur de la danse contemporaine elle-même, dans lequel un aspect générationnel tend à émerger et à renforcer encore plus la notion interdisciplinaire qui sous-tend leur collaboration. Ce projet tend ainsi explicitement vers le soutien à une jeune génération d’artistes. Le second renvoie à l’existence même en tant que réseau : nos objectifs restent tout à fait actuels et inaccomplis au regard des besoins du secteur artistique concerné et des besoins de temps, de diffusion élargie et de travail en profondeur que manifestent les artistes suivis et soutenus par le réseau. Le travail doit être poursuivi car les formes scéniques défendues ici ont besoin de temps pour se développer, de moyens financiers supplémentaires pour être produits, d’espaces pour être montés et montrés.

Depuis 2013, en considérant la crise économique européenne conjuguée par la baisse générale des financements publics culturels, Open Latitudes (3) poursuit son travail de mutualisation et de mise en réseau pour une durée de quatre ans avec deux nouveaux partenaires particulièrement touchés par ce contexte : la Grèce et le Portugal.

Concrètement, Open Latitudes vise à :

Soutenir la création contemporaine transdisciplinaire
Favoriser le développement des nouvelles formes artistiques issues de l’hybridation des arts de la scène
Renforcer la diffusion de ces œuvres culturelles
Soutenir et densifier la collaboration entre les lieux qui défendent les arts scéniques hybrides
Densifier et multiplier les liens établis avec les publics européens
Favoriser les rencontres artistiques autour des arts hybrides, notamment auprès des jeunes en phase de professionnalisation, des artistes locaux et régionaux.
Donner visibilité et reconnaissance culturelle aux formes scéniques hybrides
Faire circuler l’information et la réflexion critique au sujet de l’hybridation des arts de la scène

les partenaires

Vooruit Kunstencentrum à Gand (Belgique)
Cialo Umysl Foundation à Varsovie (Pologne)
Teatro delle Moire / Danae Festival à Milan (Italie)
Sin Arts and Culture à Budapest (Hongrie)
le phénix, scène nationale de Valenciennes (France)
Materiais Diversos à Minde (Portugal)

les partenaires associés

L’arsenic à Lausanne (Suisse)
MIR festival à Athènes (Grèce)

les co-productions

Le circuit européen de la co-production tend à se rétracter pour des raisons politiques ou économiques. Il est de plus en plus difficile de trouver les partenaires financiers et structurels d’un projet audacieux. Aussi, Open Latitudes s’engage en amont de la création, manière de soutenir les jeunes démarches et leur travail, de garantir la veille des émergences. La notion de co-production constitue ainsi la base commune de Open Latitudes.

L’ensemble des partenaires contribue financièrement à la création d’un fonds commun destiné à produire plusieurs créations, dont ils décident ensemble des attributions indépendamment de la part que chacun y aura mise. La dimension collective de ce fonds de coproduction, partagé entre tous les coorganisateurs et les partenaires associés, dépasse le cadre national de chacun des membres du réseau. C’est donc bien d’un apport en co-production fondamentalement européen que bénéficient les artistes soutenus : le cadre territorial, culturel et financier des production artistiques défendues ici s’affranchit des frontières nationales, pour s’inscrire dans celles de l’Union.

Un tel dispositif de collaboration, inédit, constitue une réelle innovation dans les liens qui se tissent entre opérateurs culturels. Et si la citoyenneté européenne existait également pour les œuvres artistiques ?

2015
Don’t Judge, Nic Lloyd (Suisse)
Transforming Me, Medie Megas (Grèce)
Washing machine, Achilleas Hariskos (Grèce)
Samedi Détente, Dorothée Munyaneza (France)
Notre danse, Mylène Benoît (France)
Satélites, Vítor Roriz et Sofia Dias (Portugal)
Functions, Effetto Larsen (Grèce)
A room and a view, Gáspár Téri (Hongrie)
This is musical, Karol Tymiński (Pologne)

2014
New creation, Lander Patrick and Volmir Caodeiro (Portugal)
Dragging the bone, Miet Warlop (Belgique)
Daisy, Stereo Act (Hongrie)
The Paradox of the future in the occidental paradigm, Fingersix (Grece)
My window, Garten (Italie)
New creation, Anna Godowska (Pologne)
Frou Frou, Marie – Caroline Hominal (Suisse)

2013
Méduses, Vincent Glowinski (Belgique)
Air, Vincent Dupont (France)
Bodies in the Cellar, Vincent Thomasset (France)
The Spy Or a Man Listened, Grzegorrz Laszuk and Michal Libera (Pologne)
There is an elephant in every room, Lazlo Fülöp (Hongrie)
Domino, Argyro Chioti/Vasistas (Grèce)

web tv

 

 

Avec le soutien du programme culture de l’Union Européenne

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